Opinion and report of the French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety (ANSES) on the assessment of the impact of fox population dynamics on public health

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21 July 2025

The Red Fox (Vulpes vulpes) can be hunted as a game species. It may also be listed as a “species likely to cause damage” (ESOD – the acronym in French), for public health reasons among others. Conversely, benefits linked to the presence of foxes are also put forward, such as the predation of rodents carrying zoonotic agents. In this context, ANSES was asked to: (1) list the zoonoses present in France for which foxes play an epidemiological role, (2) identify other public health impacts associated with changes in fox populations, (3) explain the relative importance of the effects of changes in fox populations for humans and/or the environment, (4) analyse the feasibility of a cost‐benefit analysis (CBA) of the prevention and impacts associated with these zoonoses. In France, the fox is a source of zoonotic pathogens, with a major role for Echinococcus multilocularis, a parasite for which the fox is the main source of environmental contamination. However, reducing fox populations does not reduce the risk of transmission of E. multilocularis to humans or domestic animals, and may even have the opposite effect to the one intended. The main levers for action are those relating to exposure to environmental contamination. The fox is part of complex trophic networks, in which its specific role in regulating prey populations is impossible to determine because (i) several predators share the same prey, with a variable role for the fox among the predators, (ii) the dynamics of prey populations is also conditioned by factors other than predation. The relationship between the abundance of rodents and the risk of disease for humans has not been demonstrated either, due to the complexity of the trophic and epidemiological networks, their highly probable variability from one ecosystem to another, and the multiplicity of hosts. As a result, the data currently available does not allow any conclusions to be drawn about the epidemiological role of the fox as a predator of rodents hosting zoonotic agents. Finally, there is no public health justification for culling foxes, particularly for ESOD classification, except in the very specific and localised context of the fight against bovine tuberculosis, for which the selective culling of foxes in and around the livestock buildings of a domestic outbreak has been proposed. In addition, the expertise concluded to the feasibility of a CBA targeted at assessing the burden of alveolar echinococcosis and measures to prevent its transmission. The feasibility study shows the partial nature of a CBA targeting zoonoses, without taking into account other roles played by the fox in the ecosystem.
Le Renard roux (Vulpes vulpes) est une espèce de la faune sauvage. En tant que gibier, il peut être chassé par différents moyens. Il est de plus susceptible d’être inscrit, dans certains territoires, comme espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD) par arrêté ministériel triennal pris en application de l’article R.427-6 du Code de l’environnement. Nonobstant les restrictions sur les périodes de chasse, les animaux classés ESOD peuvent être éliminés toute l’année. En 2019 et pour trois ans, suite à des consultations départementales et un arbitrage ministériel, le renard a été classé ESOD dans 90 départements français.La décision de classement doit être motivée. Plusieurs arguments sont avancés pour ce classement : pertes dans les élevages avicoles ou de gibier, raisons sanitaires (par ex. : échinococcose alvéolaire, gale sarcoptique). Inversement, des bénéfices liés à la présence des renards sont également avancés, tels que la prédation de rongeurs (campagnols notamment), porteurs d’agents zoonotiques, la réduction d’utilisation de raticides, etc. … Dans un rapport et avis sur le rôle épidémiologique du renard dans le système multihôtes de la tuberculose bovine (Anses 2021)1, l’Anses notait que l’importance des nuisances attribuées aux renards faisait l’objet de controverses et de polémiques en France.La présente saisine s’inscrit ainsi dans un contexte sociétal sensible impliquant notamment les associations de protection de la nature et les chasseurs ou les éleveurs. Les réponses à cette saisine visent à clarifier le rôle du renard dans l’épidémiologie de certaines zoonoses pour lesquelles il est présenté comme premier responsable de la transmission à l’humain, ce qui motive certains acteurs à proposer son classement en tant qu’ESOD.Dans une approche « une seule santé » (One Health), il est demandé d’identifier les risques pour la santé publique associés à des évolutions significatives, à la hausse et à la baisse, de populations de renards, i.e. : 1) « lister des zoonoses présentes en France pour lesquelles les renards ont un rôle épidémiologique, direct ou indirect (par les populations de proies qu’il élimine) et décrire ce rôle épidémiologique ;2) identifier, le cas échéant, d’autres familles d’impacts en santé publique (par exemple l’effet indirect sur l’emploi des pesticides tels que les raticides) associés à l’évolution des populations de renards ;3) expliciter, en fonction des connaissances disponibles (publications, données disponibles ou mécanismes de collecte mobilisables), l’importance relative des effetsidentifiés aux points 1 et 2, pour l’humain et/ou l’environnement, de l’évolution des populations de renards ;4) analyser la faisabilité d’une évaluation socio-économique de type coût/bénéfice de la prévention et des impacts associés à ces zoonoses dans lesquels les renards ont des rôles différents, pour l’être humain et/ou l’environnement ».La saisine concerne exclusivement la France métropolitaine. En outre, n’entrent pas dans le champ de la saisine (i) les renards en tant que proies des loups, lynx et grands ducs principalement, ce qui ne constitue pas un enjeu de santé publique, (ii) l’impact des renards prédateurs sur les populations de volailles (basse-cours, élevages aviaires), d’oiseaux sauvages (notamment le gibier), sujet très large qui rejoint un critère de classement ESOD, et (iii) l’impact des renards prédateurs de micromammifères (souris, campagnols, mulots, etc.) à l’origine de dégâts aux cultures, l’expertise se limitant aux populations de proies susceptiblesde transmettre des agents de zoonoses.