Nominal and real interest rates in OECD countries. An eclectic approach

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6 November 2019
By CEE-M

This paper revisits the economic theory of the interest rates and presents some estimation results obtained on annual macroeconomic data for a panel of OECD countries. The conventional macroeconomic theory based on the saving investment balance falls short of producing a consistent picture for the medium-term trends of the interest rates and related variables. The main reason lies in the fact that the usual propensity to save specification does not account for the observed saving behavior, and it turns out that an intertemporal approach works better. Some other extensions of the basic model are also discussed to account for the external influence and the risk premia on public bonds. Based on this theoretical discussion, an econometric relation is estimated on annual data for a panel of 19 OECD countries. The tests confirm the influence of the factors suggested by the theory and, in particular, the link between the fall in the interest rate and the economic slowdown. The role of the inflation expectations, of the real exchange rate and of the risk premia on public debt is also discussed and clarified.

Cet article revient sur la théorie économique des taux d’intérêt et présente quelques résultats d’estimations économétriques sur données annuelles pour un panel de pays de l’OCDE. La théorie macroéconomique conventionnelle fondée sur l’équilibre épargne-investissement ne rend pas compte de manière cohérente des évolutions à moyen terme des taux d’intérêt et des variables macroéconomiques associées. La principale raison réside dans le fait que la notion keynésienne de propension à épargner ne permet pas de comprendre les comportements d’épargne observés. Pour cela, une approche intertemporelle apparaît mieux appropriée. On discute également d’autres extensions du modèle de base pour tenir compte des influences extérieures et des primes de risque sur les obligations publiques. Sur la base de cette discussion théorique, on estime une relation économétrique sur des données annuelles pour un panel de 19 pays de l’OCDE. Les tests confirment l’influence des facteurs suggérés par la théorie et, en particulier, le lien entre la baisse du taux d’intérêt et le ralentissement économique. Le rôle de l’inflation anticipée, du taux de change réel et des primes de risque est aussi discuté et clarifié