Une étude sur les inégalités mondiales suggère que la pollution de l’air peut expliquer jusqu’à 25 % de l’écart de réussite aux examens entre les élèves issus de milieux socio-économiques défavorisés et ceux plus favorisés.
Un article de Stéphane Mandard publié dans Le Monde revient sur les résultat de l’étude menée par Simon Briole et Camille Salesse*, chercheurs au Centre d’économie de l’environnement de Montpellier.
Simon et Camille ont analysé les données administratives de près de 5 millions d’élèves du secondaire en les combinant à des mesures de pollution de l’air, puis ils ont comparé leurs résultats à deux examens : le brevet des collèges et le baccalauréat.
La singularité de l’étude réside dans le fait qu’elle s’intéresse non pas aux effets déjà documentés de l’exposition chronique à la pollution de l’air, mais aux effets des pics de pollution ponctuels lors d’examens dont les résultats ont une importance déterminante sur la suite du parcours scolaire et professionnel.
Les auteurs de l’étude évoquent deux pistes d’action : réduire la pollution de l’air (en instaurant des zones à faible émission autour des établissements scolaires ou en installant des systèmes de purification d’air dans les salles d’examen) et diffuser les pratiques pédagogiques qui rendent les élèves plus résilients face aux conditions d’examen.