Vers une gouvernance sur l’utilisation des ressources, la biodiversite, le climat

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L’impact des activités humaines sur l’environnement se traduit par une compétition croissante pour l’accès aux ressources naturelles et par des changements environnementaux et sociaux majeurs. Pour faire face aux conséquences de ces effets, il faut modifier la façon dont les sociétés interagissent. Comment faire face à de tels impacts sans institutions supranationales, ou lorsque le pouvoir de ces institutions est limité ? Est-il alors possible de promouvoir une coordination appropriée entre les agents afin de gérer les questions environnementales ? Comment les préférences individuelles induisent-elles des comportements pro-environnementaux ? L’effet des inégalités sur la coopération est-il positif ou négatif ? Quel est le rôle de l’équité dans la manière dont les politiques environnementales sont conçues ?

Ce groupe de recherche s’attaque à ces défis en s’appuyant sur l’économie politique, la théorie du choix social et l’économie de l’environnement. Plus précisément, nous nous appuyons principalement sur la théorie des jeux, la théorie des contrats, les approches axiomatiques et l’économétrie appliquée.

Les travaux de recherche sont axés sur deux grandes priorités. La première est liée aux spécificités des systèmes de gouvernance : nous analysons l’interaction entre les comportements des agents en interaction et les systèmes de gouvernance, en tenant compte des différentes échelles (locale, nationale, internationale). La deuxième priorité porte sur les préférences des individus et l’effet des inégalités, en particulier les inégalités dans l’accès aux ressources naturelles et dans la vulnérabilité aux changements climatiques.

Recherche

 

Doctorants et post-doctorants

 

Appui

ECODECEAU – Economie Comportementale appliquée à la gestion de l’eau et des déchets

L’objectif de ce projet est de mettre en place et d’évaluer des mécanismes d’incitation pour réduire la consommation d’eau domestique et améliorer le tri des déchets. Nous concevrons des incitations basées sur des normes sociales (appartenance à un groupe et comparaison avec les pairs) via différents médias (numériques, physiques…) et les testerons au niveau des ménages. L’approche méthodologique combinera économie comportementale et sociologie à travers un projet de recherche collaboratif entre CEE-M et LyRE / SUEZ. Nous nous appuierons sur des approches expérimentales (laboratoire) et empiriques par le biais d’essais contrôlés randomisés (ECR).

GREENGO – Nouveaux instruments de gouvernance pour la transition énergétique : le rôle des ONG

Les organisations non gouvernementales (ONG) sont désormais des acteurs centraux des processus d’élaboration des politiques ainsi que des initiateurs de débats publics sur les besoins des politiques environnementales.

Elles jouent un rôle essentiel dans la politique publique en fournissant aux gens des informations sur l’état de l’environnement dans le monde, en sensibilisant le public aux questions sociales et environnementales et en mobilisant un soutien pour une action politique sur ces questions.

L’objectif du projet est de fournir une analyse et un nouvel éclairage sur le comportement économique et les stratégies des ONG en matière d’environnement

Guet Ndar – Local adaptation at risk on the Barbary Tongue (Senegal)
  • Financement : Key-Initiative MUSE Sea & Coast
  • Durée : 2018 –
  • Contact : WILLINGER Marc

Depuis des siècles, l’habitat des villageois de Guet Ndar (Sénégal) est exposé aux crues du fleuve Sénégal et aux submersions marines. La forte exposition aux risques naturels (submersion, inondation) de la population suggère que ses habitants se sont adaptés à cet environnement unique, par la sélection des variétés génétiques les plus appropriées. Le projet vise à étudier l’hypothèse d’une adaptation locale au risque pour les habitants de Guet Ndar.

L’adaptation locale est possible lorsque trois conditions sont réunies :

  1. la distance moyenne de migration est inférieure à la taille de la zone à risque,
  2. le trait comportemental adapté à l’environnement à risque (tolérance au risque) est transmissible,
  3. vivre dans la zone à risque procure des avantages matériels qui compensent l’exposition au risque.

Il est fort probable que ces conditions soient réunies dans le village de Guet Ndar :

  1. le taux de migration est faible, notamment au sein de la population de pêcheurs qui transmettent leur héritage (pirogues, maisons, …) à leurs descendants, (
  2. le gène ciblé, DRD4, est doté d’une variabilité exceptionnelle et est transmissible,
  3. la zone à risque donne accès à des ressources halieutiques historiquement abondantes.

La zone à risque (langue de Barbarie) est une étroite bande de terre de 250 mètres dans sa plus grande largeur qui s’étend sur environ 900 mètres dans la zone habitée. La quasi-totalité des habitants y sont nés, tout comme leurs ancêtres. Les pêcheurs de Guet Ndar sont réputés pour leur savoir-faire, non seulement au Sénégal mais dans plusieurs pays côtiers voisins, où ils sont souvent recrutés pour transmettre leurs techniques de pêche développées depuis des générations. Les pêcheurs représentent la population cible de notre étude car ils sont les plus susceptibles de s’être adaptés aux conditions locales, une adaptation qui s’exprime par une plus grande propension à prendre des risques par rapport aux non-pêcheurs.

Coordination: Omar Sene & Marc Willinger

Research team: Gwen-Jiro Clochard (CREST, Ecole Polytechnique), Charlotte Faurie (ISEM, CNRS), Guillaume Hollard (CREST, CNRS), Clément Mettling (ISEM, CNRS), Michel Raymond (ISEM, CNRS), Omar Sene (Université Alioune Diop, Bambey , Sénégal), Marc Willinger (CEE-M, UM).

ORDINEQ – La Mesure des Inégalités Ordinales et Multidimensionnelles

En nous appuyant sur la fiction de l’observateur éthique paternaliste, nous proposons de construire des mesures de la performance socio-économique et du bien-être qui

  1. reconnaissent la nature multidimensionnelle du bien-être,
  2. accordent une attention particulière à la distribution et à l’interaction entre les attributs,
  3. tiennent pleinement compte de la nature mesurable des attributs.

Ces mesures permettront de fournir des réponses à des questions d’intérêt pour les décideurs politiques et le grand public, comme les suivantes :

  • Q1. Peut-on affirmer à juste titre que notre système de santé garantit l’égalité d’accès aux soins médicaux quelle que soit la situation des individus ? Un changement d’orientation du système de santé britannique est-il susceptible de réduire les inégalités d’état de santé au sein de la population ?
  • Q2. Les mauvaises performances moyennes des élèves français aux tests PISA s’accompagnent-elles de fortes inégalités dans les distributions des scores, suggérant que le système éducatif français pourrait être doublement inefficace ? Dans quelle mesure les inégalités – pour autant qu’elles soient avérées – en lecture, en mathématiques et en résolution de problèmes sont-elles liées aux caractéristiques socio-économiques des parents et plus généralement à leurs origines ?
  • Q3. La redistribution ex post au moyen de systèmes d’imposition et d’indemnisation progressifs est-elle plus efficace pour réduire les inégalités de revenus à long terme qu’une politique de redistribution ex ante qui taxerait plus lourdement la transmission intergénérationnelle de la richesse ?
RediPref -Les préférences pour la redistribution: fondements, représentation et implications pour les décisions sociales

Le succès international du récent livre de Thomas Piketty (Piketty, 2014, Le Capital au XXIe siècle, Harvard University Press) indique clairement que les inégalités restent une préoccupation majeure dans le monde entier. L’augmentation à long terme des inégalités de richesse documentée par Piketty dans les pays développés est renforcée par les fortes augmentations récentes des inégalités de revenus. Néanmoins, même si nous admettons tous que les inégalités de revenus ont augmenté, des points de vue très différents existent sur les attitudes que les gouvernements devraient adopter à leur égard. Comment les individus perçoivent-ils les inégalités ?

Doit-on considérer toutes les inégalités comme injustes ? Parallèlement à l’aggravation des inégalités de revenu et de richesse, les dernières décennies ont également été marquées par une augmentation des risques sociaux. Ceux-ci trouvent essentiellement leur origine dans les profonds changements de la structure du marché du travail qui s’accompagnent d’une détérioration des taux de chômage. Par conséquent, même si les individus sont préoccupés par des considérations d’équité, il n’est pas clair dans quelle mesure les préférences pour la redistribution peuvent être associées à de tels motifs. La redistribution peut être perçue comme une assurance sociale, et donc l’aversion au risque des individus peut entrer en jeu. Le projet vise à apporter un nouvel éclairage sur les préférences en matière de redistribution, en fournissant une meilleure description des perceptions des individus en matière d’inégalité et de risques sociaux.

Les avantages du projet pour la société seraient de fournir au planificateur social des règles de décision sociale applicables qui reflètent les préférences individuelles en matière de redistribution et qui peuvent être utilisées dans l’élaboration des politiques publiques.

 

Animateur du champ thématique

IBANEZ Lisette

Faculty

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