Le changement climatique affecte en première ligne le secteur agricole, et plus encore dans certains territoires particulièrement exposés. À quelques dizaines de kilomètres de Montpellier, le Haut-Languedoc — vaste territoire rural de près de 1 900 km², s’étendant de l’Orb au nord jusqu’à Capestang au sud, et de la plaine du Lauragais à l’ouest jusqu’au Biterrois à l’est — illustre de manière frappante ces dynamiques à l’œuvre.
En un peu plus de vingt ans, le nombre d’exploitations agricoles y a chuté de près de 60 %. Ce déclin interroge profondément la capacité de résilience de ce territoire. Si le changement climatique n’en est pas l’unique cause, il est appelé à devenir un facteur déterminant dans les années à venir si aucune action n’est engagée. Face à ce constat, une question centrale se pose : comment renforcer la résilience des exploitations agricoles locales ?
Pour répondre à cette question Abderaouf Zaatra (Ciheam), Mélanie Requier (Ciheam) et Hélène Rey-Valette (CEE-M) étaient invités à l’émission A L’UM la Sicence diffusée sur Divergence FM le 22 janvier 2026 et désormais disponible en podcast. Au cours de cet échange, ils reviennent sur l’étude qu’ils ont menée, avec Thierry Blayac (CEE-M) et Hatem Belhouchette (Ciheam), et qui combine deux approches complémentaires : l’évaluation objective de la vulnérabilité des exploitations agricoles et l’analyse de la perception qu’ont les agriculteurs eux-mêmes des facteurs de vulnérabilité auxquels ils sont confrontés.