Les actions mises en place pour faire face au changement climatique et à l’effondrement de la biodiversité sont aujourd’hui insuffisantes, mais pointer le manque de volonté politique pour l’expliquer, mais ce n’est pas suffisant. La nature des transformations à conduire et les conditions dans lesquelles les démocraties contemporaines doivent les organiser sont aussi à prendre en compte. Comprendre ces contraintes permet de saisir la raison pour laquelle la transition écologique appelle de nouvelles façons de gouverner.
Les alertes environnementales sont aujourd’hui largement relayées par les institutions scientifiques internationales. Mais reconnaître un problème ne suffit pas à le résoudre.
Au cours des trois dernières décennies, de nombreux pays ont adopté des politiques destinées à lutter contre le changement climatique ou l’érosion de la biodiversité. Les évaluations conduites aussi bien au niveau international qu’au niveau national par des institutions indépendantes, comme le Haut Conseil pour le climat en France ou le Climate Change Committee au Royaume-Uni, dressent un constat convergent : malgré des progrès réels, les politiques mises en œuvre demeurent insuffisantes pour atteindre les objectifs affichés.
Ce décalage est souvent attribué à un manque de volonté voire de courage politique. Séduisante ; l’explication n’en reste pas moins incomplète.
- Un article écrit par Guy Richard (INRAE, DEPE), Jean-Michel Salles (Directeur de recherche CNRS, CEE-M), et Michel Colombier (IDDRI).
Cet article clôt la trilogie d’articles publiés par ces trois auteurs entre juin et septembre 2026 dans The Conversation :
- 11 juin 2026 : La catastrophe qui tarde : pourquoi les humains semblent‑ils vivre mieux sur une planète qui se dégrade ?
- 9 juillet 2026 : Pourquoi les alertes environnementales sont‑elles si difficiles à entendre ?
- 2 septembre 2026 : Pourquoi la transition écologique est‑elle si difficile à gouverner ?